La prise en charge des patients a évolué. Désormais,
seuls les cas graves sont hospitalisés et donnent lieu à
prélèvement pour analyses.
Ce sont les médecins de ville qui posent les diagnostics et qui
déterminent les soins à apporter aux malades. «La
prescription d'antiviraux n'est plus systématique, mais seulement
lorsque des complications sont à craindre», explique le DrConnault-Levaï,
médecin inspecteur de santé publique à la direction
départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass).
En cas de symptômes grippaux, fièvre, toux et courbatures,
la personne doit appeler son médecin traitant qui lui fixe un rendez-vous.
«Pour éviter la contagion dans les salles d'attente, le dispositif
prévoit une séparation des flux de patients: une séparation
spatiale quand cela est possible ou temporelle (des créneaux de
rendez-vous différents)», précisele préfet.
Dans les cas bénins, les médecins prescrivent un traitement
des symptômes. Ils préconisent un isolement à domicile
et remettent des masques anti-projections aux malades. En revanche, les
cas groupés seront signalés à l'Institut national
de veille sanitaire (INVS) et à la Ddass.
Chaque fois que cela sera nécessaire, le préfet sera alerté
pour prendre les dispositions qui s'imposent (fermeture d'école
par exemple).